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JO 2026: Un Suisse-France pour lancer la compétition

Ce jeudi, Suisse et France débutent leurs Jeux olympiques à Milan. Favoris, les Helvètes retrouvent Yorick Treille, ex-coach du GSHC et sélectionneur des Bleus. Face à lui, Tim Berni, défenseur genevois. Un duel olympique aux accents très genevois. Interview croisé.

Le village olympique a ce parfum particulier de rêve et de réalité mêlés. Pour Tim Berni, l’émotion est encore intacte. « Ça me paraît toujours pas réel d’être ici. C’est quelque chose dont tu rêves, mais tu ne peux pas le croire jusqu’à ce que ça se passe », confie-t-il, encore marqué par l’ampleur de l’événement. « Je suis vraiment reconnaissant qu’on me fasse confiance et je veux vivre chaque moment à fond. »

La vie dans le village est à la hauteur de l’événement. « C’est vraiment chouette. C’est assez petit, tu peux voir tous les athlètes, il y a une grande salle pour manger, des cafés, tu peux aller voir les épreuves… On a beaucoup de plaisir, surtout dans la salle de jeu où on joue aux cartes et à des jeux de société. Nous sommes tous heureux. »

Yorick Treille, lui, connaît déjà l’univers olympique. Joueur en 2002, il découvre aujourd’hui l’événement depuis le banc. « En tant qu’entraîneur, c’est complètement différent. Les olympiens sont les joueurs, nous on est là pour les encadrer et les préparer le mieux possible à performer. C’est une expérience unique. »

Après une phase d’adaptation à Milan, il se dit prêt : « On est arrivé le 2 février, on a beaucoup travaillé pour prendre nos marques. Cette adaptation est derrière nous. Maintenant, on est prêt pour la compétition. »

Favoris contre challengers : deux mentalités, un même respect

Sur la glace, le statut est clair. La Suisse arrive avec l’étiquette de favori.

« Bien sûr que nous sommes les favoris face à la France, mais nous devons les respecter et jouer à fond. Ça reste les Jeux olympiques, toutes les équipes sont bonnes », rappelle Berni.

Côté français, Treille assume le rôle d’outsider. « On a l’habitude d’être les challengers. On n’a rien à perdre. On veut croire en nos chances et en notre capacité. On se concentre sur notre énergie et nos forces. »

Deux discours opposés, mais un même mot d’ordre : ne rien laisser au hasard.

Profondeur suisse, énergie française

Treille connaît mieux que quiconque la qualité du hockey helvétique. « La Suisse fait partie des toutes grandes nations. Leur force, c’est la profondeur et la qualité de l’effectif, la vitesse de jeu, la pression mise sur l’adversaire. Ils ont des joueurs de classe mondiale qui peuvent faire la différence à n’importe quel moment. »

Berni, lui, identifie clairement le danger français. « Ils vont jouer avec beaucoup d’énergie, mettre leur cœur dans la bataille. Nous allons devoir faire de même. »

Un discours qui fait écho à celui du sélectionneur tricolore : « Le plus important, c’est de prendre du plaisir et tout donner, peu importe l’adversaire. »

Une Suisse ambitieuse, une France sans complexe

Après ce premier match, la Suisse enchaînera avec le Canada et la Tchéquie. Un programme relevé, mais Berni assume l’ambition helvétique.

« On ne doit pas se cacher : oui, on a une bonne équipe et oui, on peut battre tout le monde. On va se préparer pour chaque match. Ça va être un gros challenge, mais si on joue notre match, on aura une chance de gagner. »

Pour la France, le défi est immense, mais Treille reste fidèle à son discours : « Qu’importe l’adversaire, on doit compétitionner avec nos forces. »

Favoris sur le papier, les Suisses savent qu’ils devront se méfier d’un adversaire libéré. Les Français, eux, rêvent d’un coup d’éclat face à un voisin qu’ils connaissent bien. Sous les anneaux olympiques, les statuts comptent peu. Et parfois, c’est justement là que l’histoire s’écrit.

Ce match de tour préliminaire entre la Suisse et la France se joue à l'Arena Santa Giulia de Milan dès 12h10! Un match à suivre en direct sur la RTS2. 

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