GSHC - Site officiel du Genève-Servette Hockey Club

Historique

Les Pionniers

  Plus de 100 ans de hockey sur glace à Genève. Il faut le savoir et il faut surtout s'en souvenir. C'est en effet aux alentours de 1905/1906 qu'a été créée la section hockey sur glace du Servette et c'est cette création qui a été le point de départ d'une pratique organisée du hockey sur glace à Genève. A vrai dire, l'histoire nous apprend, avec une certaine imprécision hélas, que ceux qui fondèrent cette section avaient déjà eu une activité au sein du HC Florissant. Mais il est évident qu'entrant dans le jeu, le Servette allait donner une structure solide à cette section qui portait son nom, un nom déjà prestigieux.

En 1905/1906: il y a presque 100 ans! Parlant de ceux qui lancèrent ce mouvement, de ceux qui prirent les relais, on n'aura pas de peine à considérer qu'ils ont fait œuvre de pionniers.

Pionniers tout d'abord parce qu'ils introduisirent dans une ville de plaine un sport qui fut pendant très longtemps considéré comme ne pouvant pas être systématiquement pratiqué ailleurs que dans les grandes stations de montagne.

Pionniers parce que si le hockey sur glace continua lentement, avec des hauts et des bas, sa conquête de Genève, on n'oubliera pas qu'après ce départ, pris durant l'hiver 1905/1906, il fallut attendre près de cinquante ans, jusqu'au 21 novembre 1954, pour pouvoir disposer de glace artificielle et prendre enfin un nouveau départ. Ne plus dépendre des caprices d'hivers plus ou moins rigoureux, ne plus avoir à compter sur les patinoires d'autres villes. Ce qui faisait que, lorsqu'une équipe genevoise avait à jouer un match "at home", elle recevait son adversaire à Lausanne ou au Pont, parce que, à Florissant ou sur l'étang des Tuileries, la glace naturelle n'était déjà plus qu'un souvenir.

Les pionniers, ce sont tous ceux-là qui, pendant cinquante ans, n'ont jamais renoncé et n'ont jamais abdiqué. Ceux du début comme ceux qui ont pris leur succession, ceux de 1910 comme ceux de 1920, de 1930 ou de 1940. C'est un hommage collectif qu'il convient de leur rendre sans les nommer, sans citer celui-ci plutôt que celui-là.

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Un bond de 50 ans

 1905/1906, c'est la période où se constitue la section de hockey sur glace du Servette. C'est aussi le temps des pionniers, celui où rien ne sera facile. Où il faudra une bonne dose d'optimisme et de foi pour aller de l'avant.

Aller de l'avant mais jusqu'où? En 1906 on ne le sait pas mais on n'y va! On va y aller jusqu'à cette soirée du 21 novembre 1954 où, pour la première fois à Genève, va se disputer une rencontre de hockey sur glace sur une piste artificielle.

A vrai dire, depuis un certain temps, on parlait d'un groupe privé ayant l'intention de faire entrer dans un nouvel aménagement du chemin Krieg, là où se trouvait la patinoire naturelle de Florissant, la construction d'une patinoire artificielle. Un beau projet vraiment, qui fit vibrer les cœurs des amis du hockey sur glace, mais qui n'était qu'un projet et le resta.

C'est alors que la Ville de Genève, adoptant une proposition qui lui fut présentée par M. Lucien Billy, conseiller administratif délégué aux sports, et par M. André Blanc, chef du Service des Sports, accepta la création, au Pavillon des Sports d'alors, celui du Boulevard du Pont-d'Arve, d'une patinoire artificielle dite expérimentale. Expérimentale parce qu'elle devait permettre de prendre position dans l'attente de la construction de la patinoire couverte et définitive des Vernets.

Le pas important venait d'être franchi. Un pas capital et même si, trois ans encore, il fallut démolir au printemps puis reconstruire en automne cette piste provisoire, l'élan était donné. Cet élan qui allait faire de la belle patinoire des Vernets le véritable temple du hockey genevois.

21 novembre 1954, date historique. Sur une patinoire qui n'était pas tout à fait réglementaire mais qui fut admise exceptionnellement par la Ligue Suisse afin de faciliter cette mise en route, eut lieu un match d'inauguration qui mit aux prises Servette et UGS. Le score final : 7-2. D'ailleurs ce match faillit ne jamais avoir lieu. Parce que, dans la nuit qui précéda l'inauguration, on passa tout près du désastre. Un début d'incendie que M. André Blanc, extincteur à la main, maîtrisa in extremis.

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Servette en LNB

 Ce 21 novembre 1954 sera le point de départ d'une nouvelle étape, importante, de l'histoire du hockey sur glace à Genève. Durant cet hiver 1954-1955, les deux équipes genevoises, qui ont pu se maintenir en première ligue les saisons précédentes grâce à des miracles nés de la détermination de leurs dirigeants et de leurs joueurs, vont participer au championnat avec les moyens du bord. Moyens qui ont pourtant été renforcés en prévision de la mutation qu'entraîne la mise à disposition des équipes d'une piste artificielle couverte où le public va pouvoir venir les encourager.

Mais on veut faire mieux, et deux entraîneurs-joueurs canadiens vont venir renforcer les équipes : André Girard au Servette et Ray Dinardo à UGS. A la suite de circonstances diverses et après avoir battu UGS dans un match capital, Servette est finaliste. Finaliste régional tout d'abord, puis finaliste suisse.

C'est alors que le terrible hiver 1956 va faciliter la réalisation de l'objectif des "Grenat". La première finale nationale contre Bâle est fixée mais on ne peut éviter le démontage de la piste du Pavillon car celui-ci doit être remis au Salon de l'Auto. A ce niveau, on ne transige pas. Priorité au Salon et au diable le hockey sur glace.

Faudra-t-il aller jouer à Bâle ou sur une piste neutre? Non. Le froid est vif durant cet hiver olympique et alors on se souvient de la patinoire de Florissant. Revanche de cette bonne vieille piste naturelle dont les démolisseurs n'ont pas encore pris possession. En deux jours à peine et avec le concours merveilleux du Service des Sports de la Ville, on monte des bandes, on trace des lignes, on fignole la glace et Servette bat Bâle par 9-0. Le premier pas est franchi.

Il faudra réussir le deuxième, contre Veltheim, équipe des faubourgs de Winterthur. Là on joue sur une piste naturelle avec des bandes basses. Hockey de la préhistoire. Servette s'y adapte et gagne 4-1 contre une équipe dans laquelle joue celui qui sera plus tard son entraîneur, Ernst Schneeberger. C'est la promotion en LNB.

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Genève en LNB

 Si l'équipe du Servette n'a pas eu à attendre plus de deux saisons, à partir du moment où elle a disposé de la glace artificielle du Pavillon des Sports, pour réaliser son premier objectif, c'est-à-dire la promotion en LNB, celle d'UGS va commencer à vivre dès le mois de novembre 1954, une très longue attente. Une attente de neuf saisons, avec, comme toujours dans de tels cas, des hauts et surtout des bas. Ici encore il faudra que dirigeants et joueurs fassent preuve non seulement de patience, mais surtout de courage et de dévouement.

Né sous le nom de Genève HC puis devenu le HC Tuileries car sa "patinoire" était un étang des Tuileries de Bellevue qui, parfois, voulait bien geler, le club devint en 1952, la section hockey sur glace d'Urania Genève-Sports (UGS). Son premier président fut M. Otto Bill - père de Pierre Bill, ancien dirigeant du Genève-Servette - et ex-joueur du HC Tuileries. Comme Louis Barillon, ex-président du Servette, il avait été lui-même joueur de l'équipe. Après M. Bill père, on avait vu MM. Félicien Buzzano et Fred Wenger prendre à leur compte les responsabilités et les soucis. Dans le même temps, au Servette, M. Claude Barbey assumait la présidence avec la collaboration de M. Georges Bourgeois.

Entrant dans la patinoire du Pavillon des Sports, UGS confia sa direction technique, passagèrement, au regretté Kurt Hauser, ex-joueur, ex-arbitre international. Après quoi les entraîneurs se succédèrent, en même temps que les joueurs, chaque saison l'équipe reprenant son effort pour passer en LNB, avec des joueurs nouveaux, mais sans plus de succès.

C'est alors que des décisions énergiques furent prises. Lelio Rigassi qui dirigeait, avec compétence et fermeté, les juniors du club, passa avec armes et bagages dans la première équipe. Les armes, c'étaient ses propres qualités. Les bagages, c'étaient les juniors qu'il avait formés, patiemment, pendant deux ou trois ans.

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La Coupe Suisse 1959

 Il était une fois la Coupe de Suisse de hockey sur glace... Elle fut créée par M. Walder, alors vice-président central de la Ligue Suisse de hockey sur glace qui fut le donateur du Trophée.
 
On y a renoncé pour que les feux des projecteurs soient totalement braqués sur le championnat. La formule qui a été adoptée pour celui-ci ne permettrait plus de mettre sur pied une compétition parallèle. A certains égards, c'est dommage car la Coupe permettait d'élargir l'influence du hockey et donnait des chances à des équipes de LNB. Les exemples du Servette et du Genève sont là pour en faire la démonstration.

Servette a en effet gagné la finale de la Coupe de Suisse 1958-1959. Avec son équipe de LNB que dirigeait le prestigieux canadien Chick Zamick.

La finale de la saison 1958-59! Un match que l'on n'a pas oublié et qui a permis de réaliser le record absolu du nombre des spectateurs venus aux Vernets. Ils étaient 11'820 spectateurs, nichés dans les coins, accrochés partout où ils pouvaient s'accrocher. Plus jamais ils n'ont été aussi nombreux, même pas pour les grands matches des championnats du monde en 1961. Comment ont-ils tous trouvé de la place? C'est un mystère. Servette n'était pas favori et pourtant Servette a gagné nettement 7 à 3.

Quatre ans plus tard, au terme de la saison 1962-1963, nouvelle finale aux Vernets. Encore avec les Young Sprinters, mais cette fois contre la jeune équipe du Genève HC, qui avait successivement battu Gottéron (LNB) par 7-2 puis trois équipes de LNA : Ambrì-Piotta (9-7), Bâle (7-2) et Zurich (4-2) pour arriver en finale. Le même score (7-3) fut enregistré... mais en faveur des Neuchâtelois!

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La fusion

 Dans l'histoire du hockey, il y a eu des dates importantes, des périodes décisives et des saisons au terme desquelles ont été atteints des objectifs. Nous en avons cité quelques-unes. Passons à celles qui ont conduit à une situation qui s'est dénouée par les accords dits de la fusion :

  • Début de saison 1954-1955: mise à disposition du Servette et d'UGS, qui jouent en première ligue, de la patinoire artificielle du Pavillon des Sports;

  • Fin de saison 1955-1956, Servette promu en LNB;

  • 28 novembre 1958, inauguration de la Patinoire des Vernets;

  • Fin de saison 1961-1962, Genève promu en LNB.

Ce qui veut dire que, dans le championnat 1962-1963, on aura deux équipes genevoises en LNB. Les deux dans le même groupe régional.
 
Genève a confié sa direction technique à un entraîneur tchécoslovaque, Bohuslav Rejda, tandis qu'au Servette, on fait venir le Canadien Jean-Jacques Pichette, un Québécois pur-sang. Genève fait confiance à ceux de ses jeunes qui ont obtenu la promotion alors que Servette a une équipe redoutable. Bien entendu les objectifs sont différents: la promotion en LNA pour Servette, se maintenir en LNB pour Genève. Servette sera champion de groupe mais s'inclinerai face à Grasshopper champion de l'autre groupe. Tout est fini.
 
C'est à ce moment-là qu'on parle de fusion, où plutôt que l'on en reparle. Avec prudence, car le sujet est brûlant. Brûlant, mais il y a urgence; les deux clubs s'essoufflent et les charges financières sont de plus en plus lourdes. Il faut avancer sur la pointe des pieds, mais avancer. Des réunions ont lieu entre Claude Barbey et Georges Bourgeois du côté du Servette, Fred Wenger et Félicien Buzzano du côté de Genève. M. Lucien Billy, conseiller administratif de la Ville de Genève et M. André Blanc, chef du Service des Sports, apportent leurs conseils et leur caution. Finalement, vers la fin du printemps, un protocole est soumis aux deux assemblées générales qui l'acceptent.
 
Rien n'a été facile, même pas de trouver le nom du futur club. Il a aussi fallu obtenir l'accord du Servette Club pour que le nom du Servette soit conservé dans celui du nouveau club. Mais bonne volonté et nécessité aidant, on arrive au bout de cette longue peine. Le Genève-Servette HC est né. Né à la fin de ce printemps 1963 qui sera donc lui aussi historique.
 
Serait-il né si, quelques semaines plus tôt, le Servette avait battu Grasshopper et obtenu tout seul sa promotion en LNA? Oui, nous disent les dirigeants des deux clubs d'alors, ceux qui ont réalisé avec obstination cette fusion qui, à leurs yeux, était inévitable. On nous permettra d'en être un tout petit peu moins sûr.

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Champion Suisse LNB 1963

 Nous venons de voir comment et pourquoi s'est réalisée la fusion entre les deux clubs. Réalisation qui s'est officiellement opérée en juin 1963, après des pourparlers qui ont duré trois mois et qui furent les premières manifestations actives d'idées qui étaient depuis longtemps dans l'air.

Le Genève-Servette HC est donc né. Il va falloir passer aux actes. Tout d'abord faire un choix entre les deux entraîneurs: Rejda, qui vient du Genève, et Pichette du Servette. Rejda a un contrat qui est encore valable deux ans et il faut honorer l'engagement pris avec lui. Pichette s'en va donc, ne laissant à Genève que des amis. Qu'il retrouvera d'ailleurs à plus d'une reprise, aussi bien au Canada qu'en Suisse.

On va former l'équipe au cours d'un camp de préparation à Villars où 32 joueurs sont convoqués. Finalement l'équipe de base est formée et le championnat commence. Genève-Servette est favori de son groupe mais fait deux faux pas et se retrouve à égalité de points avec Martigny. Un match de barrage doit avoir lieu. Le président Claude Barbey et le trésorier Georges Bourgeois ont de bons arguments à faire valoir et Martigny vient à Genève où il perd par 4-2. Le plus mauvais passage est franchi. En finale suisse, Genève-Servette doit rencontrer Bienne, champion du groupe est. Il gagne par 7-0 à Bienne et par 8-1 à Genève. C'est fait. Genève-Servette est promu en LNA. La fusion réalisée neuf mois plus tôt a donné immédiatement le résultat escompté. A partir de la saison 1964-1965 Genève-Servette est donc une équipe de LNA. L'équipe restera onze saisons à ce niveau. Elle sera même cinq fois vice-championne, en plus de remporter la Coupe Suisse de 1971-1972 (dernière édition après une pause de cinq ans pour cette compétition), avant de commencer la lente descente qui, au terme du championnat 1974-1975, la fera revenir là d'où elle est parie, c'est-à-dire en Ligue Nationale B.

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La fin d'un rêve

 Entrons maintenant, il le faut bien, dans une période plus difficile, dans un tunnel duquel il faudra du temps pour voir la sortie. C'est au moment où la relégation en LNB fut inévitable que Genève-Servette commença à manger son pain noir. Ce n'est pas la relégation, au terme de la saison 1974-1975, qui entraîna d'importants changements à la direction du club. Le processus avait été fixé depuis un certain temps, de sorte qu'au cours de la saison déjà, on savait qu'il faudrait procéder au remplacement de deux des animateurs de la première heure: le président Claude Barbey et le trésorier (et vice-président administratif) Georges Bourgeois. Les remplacer sans pour cela qu'ils s'éloignent complètement de ce Genève-Servette qu'ils avaient si bien servi, comme l'avaient fait les Félicien Buzzano, Fred Wenger et beaucoup d'autres, les pionniers et ceux qui avaient pris le relais.

Il n'empêche que c'est à la tête d'un club qui avait de la peine à nouer les deux bouts et dont la première équipe venait de culbuter de la LNA à la LNB que fut nommé Mr Michel Rossetti qu'assistaient quelques nouveaux "comitards". But du nouveau comité: retour immédiat de la première équipe en LNA. Un effort fut fait pendant la campagne des transferts mais personne ne sera vexé, du moins nous l'espérons, si nous disons que, très vite, l'objectif parut se situer au-dessus des possibilités de l'équipe.

Celle-ci fut première du groupe Ouest de qualification, ce qui contribua à entretenir certaines illusions. Le tour de promotion rétablit une vérité qui ne fut pas toujours bonne à entendre. Mais si l'objectif n'était pas atteint, du moins avait-on eu un championnat tranquille. L'avenir du Genève-Servette était stabilisé mais nullement compromis.

Situation nullement compromise mais objectif (trop audacieux peut-être) raté au terme de cette première saison en LNB. Ce qui voulait dire que le temps du purgatoire était loin d'être achevé. C'est presque un lieu commun que de la répéter, les dirigeants de tous les clubs savent combien il est difficile de maîtriser les conséquences d'une relégation puis de venir à bout des impératifs qui se trouve à la base d'un retour en LNA. Combien de grands clubs qui appartiennent aux plus merveilleuses et glorieuses traditions du hockey suisse en ont fait ou ne font l'expérience: Arosa, Lausanne et Davos. Pour ne citer que trois exemples qui sont les plus frappants et qui reviennent à l'esprit pour modérer certaines impatiences.

Ces difficultés, on allait les relever les saisons suivantes. Mais pendant que se développait la saison 1976-1977, à ces difficultés s'ajouta un souci. L'équipe avait passé sous la direction d'un entraîneur soviétique, le charmant et doux Ramil Valiouline. Celui-ci arrive trop tard à Genève. Alors que déjà, et avant même que le championnat soit lancé, ces positions avaient été prises par certains. A l'intérieur comme à l'extérieur de l'équipe. Si le pire fut évité, si l'équipe fut, un instant, menacée très directement par une relégation en première ligue, si la fin du championnat s'est déroulée dans une paix enfin revenue, c'est que le comité de Michel Rossetti résista aux promesses qui n'étaient pas toujours inspirées par le désir de servir, en toute priorité, la cause d'un club qui porte un nom que l'on se soit de respecter.

Résumons ce qui figure à l'intérieur de cette parenthèse en LNB. Parenthèse qui s'est ouverte à la fin de la saison 1974-75, lorsque Genève-Servette arriva au terme de son aventure d'équipe de LNA et qui n'est pas encore fermée.
 

Résumons cette période qui suivi la relégation en LNB

  • 1975-1976: Un espoir se situait au-dessus des réelles possibilités techniques.

  • 1976-1977: saison difficile, perturbée en surface comme en profondeur. La crainte du pire puis pour finir une certaine sérénité parce que l'ordre avait été rétabli. Sans éclats, sans drames mais avec une résolution réfléchie.

  • 1977-1978: le retour de l'espoir, un gros effort d'ensemble, la prise de risques financiers non négligeables. Le retour à un certain vedettariat dans une équipe reposant sur des hommes arrivant à Genève où les avait précédés une réputation nullement exagérée. Mais la réputation est une chose. L'efficacité du moment en est une autre. Les réalités se chargèrent, assez vite de la rappeler à ceux qui auraient eu tendance à l'oublier. Ce fut malgré tout un assez bon championnat. Mais l'objectif qui était de revenir en LNA fut raté, et très nettement. Le pire fut que cette équipe de décevantes vedettes se trouva très vite coupée du public genevois. Entre ce Genève-Servette là et le public genevois, le courant ne passait plus.

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Le temps des expériences

 Le comité, heureusement, ne fut pas ébranlé par ce nouveau temps d'arrêt, cette prolongation qui intervenait dans le temps qu'il faudrait consacrer à la réalisation de l'objectif.

Très vite et avant même que le championnat ne passe dans les archives, il traça la ligne qui, désormais, serait la sienne et avec laquelle il ne prendrait plus de liberté. Pour tracer cette ligne il fallait tout d'abord déterminer une option. La voici : rendre au Genève-Servette des bases genevoises par l'appel systématique et continu aux forces du club.

Premier acte concret: appel à Jean-Pierre Kast qui était le chef du mouvement juniors pour qu'il devienne l'entraîneur de la première équipe. En faisant cette offre à Jean-Pierre Kast, ancien joueur genevois, formé à Genève, et ayant été un des piliers de la première équipe du Genève puis du Genève-Servette, on avait fait un choix délibéré. On avait donné la préférence à un certain hockey, au jeu collectif, au jeu plaisant. A celui que le public des Vernets avait aimé et que le temps des vedettes étrangères en LNB lui avait retiré.

En acceptant cette offre, Jean-Pierre Kast savait à quoi il s'engageait. Il savait surtout qu'il compterait en premier lieu sur le recrutement à l'intérieur du club et que partant de là, il allait jouer la stabilité et la sécurité à condition qu'on lui accorde le temps qu'il demande. L'accord fut réalisé sur tous les points.

La première équipe du Genève-Servette ne pouvait pas aller au combat avec ses seuls éléments genevois. C'était une évidence mais elle y est allée avec son esprit propre, celui voulu par son entraîneur avec l'approbation unanime du Comité et l'appui incontestable du public.

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Des temps difficiles

 Après la relégation au terme de la saison 1974-1975 et cinq saisons en LNB, le club tombe en 1ère ligue, où il va faire l'ascenseur, avec trois retours épisodiques en LNB (1984-85, 1988-89, 1990-91). De cette période difficile il manque encore des informations qui seront rajoutées dès que possible afin de compléter cet historique.

Ce n'est que depuis la saison 1994-1995, après une victoire sur Lucerne en match de barrage, que les hockeyeurs des Vernets se sont réinstallés en LNB. Malgré un contingent limité, Genève-Servette effectuera une très bonne saison pour son retour en LNB, puisque les pensionnaires des Vernets se qualifient pour les playoffs ou ils se feront finalement éliminer en 3 matches par Grasshopper alors considéré comme l'épouvantail de la catégorie. La saison suivante sera nettement moins glorieuse. Malgré une équipe renforcée, les Genevois ne parviendront jamais à décoller. En cours de saison ils se sépareront même de leur entraîneur. Rien ni fit, le championnat ayant subi un changement, ils finiront avant dernier du groupe Ouest, puis ne parviendront pas à accrocher une place en playoffs puisqu'ils terminent à la quatrième place du tour espoir.

Les playouts qui suivront et qui les voient être opposés au HC Ajoie seront calamiteux. En effet l'équipe genevoise perd largement son premier match à domicile ce qui n'augure pas des meilleurs auspices, mais les Grenat sauront réagir pour remporter les trois matches suivant. Les joueurs peuvent fêter le maintien et tous quittent les Vernets. Malheureusement, ils avaient compté sans un recours déposé par le HC Ajoie, accepté par la ligue et qui voient la deuxième victoire genevoise transformée en victoire ajoulote. Le club doit rapatrier ses joueurs, déjà éparpillé sur les pistes de ski, en urgence. Le match qui suivra sera des plus détonants. En effet à trois minutes de la fin, Ajoie menait encore 3 à 0, mais les Aigles dans un dernier élan auront su réagir pour finalement s'imposer en prolongation. Cette fois, Genève-Servette avait vraiment sauvé sa place.

Afin d'éviter une pareille frayeur, les dirigeants genevois allaient faire un recrutement qui aurait dû être du tonnerre, mais miné par des problèmes internes, l'équipe n'évoluera jamais à la hauteur des espérances et devrait une nouvelle fois se battre contre la relégation. Les Genevois ne connaîtront pas trop de problème pour sauver une nouvelle fois leur place.

Englué dans une spirale négative, la saison 1998-1999 fut une nouvelle fois calamiteuse et cette fois ci les Grenat ne durent le maintien qu'aux retraits de Martigny et Herisau. Durant ces trois saisons, l'équipe genevoise aura fait appel à pas moins de quatre entraîneurs.

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Un vent nouveau

 Conscient du malaise qui régnait dans le club, les dirigeants engageaient un manager en la personne de Paul-André Cadieux. Le Canado-suisse construisait une équipe attractive avec à sa tête François Huppé, mais les débuts de l'équipe ne furent une nouvelle fois pas convaincants, et après cinq matches seulement, Huppé étaient prié d'aller voir ailleurs, Cadieux reprenant les reines de l'équipe. Genève-Servette faisait alors une remontée puisque à un moment à 6 points de la barre ils finissaient finalement à une incroyable troisième place. Ils se qualifiaient enfin pour les playoffs. Des playoffs qui furent électrique puisqu'en quart, Genève-Servette y affrontait son rival alémanique, puis en demi-final ils s'inclinèrent seulement après prolongation lors du cinquième match à la Chaux-de-Fonds.

Cette saison incroyable rendait son crédit à Genève-Servette, et quelques mois plus tard Marco Torriani, président signait un accord avec le groupe américain Anschutz, une arrivée qui donnait au club de nouvelles ambitions.

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Hommage au Président d'honneur Claude Barbey

 L'Histoire du Genève-Servette, de sa fusion à la fin du siècle dernier, a été longtemps imprégnée de la présence du regretté Claude Barbey, président d'honneur du club.

A la fusion, le retrait du président du Genève HC Félicien Buzzano laissa la place à un trio de dirigeants composé de Claude Barbey, Georges Bourgeois et Pierre Bill, que l'on nommait communément les trois "B".

Leur succession, à la fin des années 70, fut émaillée de présidents plus ou moins marquants, et ce jusqu'à l'avènement de Marco Torriani en 1991. Marco Torriani n'hésita alors pas à relancer le président d'honneur, quelque trente ans après ses années de présidence, pour aide le club à faire face aux difficultés d'alors.

Aujourd'hui, sans Claude Barbey, le club n'existerait peut-être plus, et ces quelques images sont là pour lui témoigner notre respect et nos remerciements.

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Le retour dans l’élite

 Avec l’arrivée du groupe Anschutz, les ambitions du Genève-Servette vont enfin pouvoir se concrétiser. La première décision qui mènera à la Ligue Nationale A est l’engagement d’Igor Fedulov durant la saison 2000/2001. Elle est suivie par l’engagement de Chris McSorley durant l’été 2001. Après une saison presque parfaite (cinq défaites sur l’ensemble de la saison, Playoffs compris !), les Grenat retrouvent l’élite helvétique, 27 ans après l’avoir quittée.

Les exploits des Aigles ne s’arrêtent pas avec la promotion. Dès leur première saison en LNA, les hommes de Chris McSorley surprennent les spécialistes en décrochant une place en Playoffs, du jamais vu depuis l’introduction des séries en 1986 ! Le public genevois le comprend bien, et les Vernets affichent déjà la quatrième moyenne de spectateurs de Suisse, un Top-4 auquel Genève va appartenir sans discontinuer depuis lors…

Autre exploit, lors de leur deuxième exercice au plus haut niveau, les Servettiens décrochent la troisième place de la saison régulière, puis accèdent à leur première demi-finale des Playoffs. Les ambitions sont donc là, et la Cité de Calvin se met à rêver d’un premier titre national en hockey sur glace. Le lock-out de la NHL (2004/2005) n’aide pas le GSHC, puisqu’il appartient au même propriétaire que les Los Angeles Kings. Les joueurs de NHL doivent ainsi attendre novembre pour débarquer aux Vernets alors que plusieurs équipes suisses en comptent dans leurs rangs depuis le mois de septembre ! Cela n’empêche pas les Grenat de prendre une nouvelle fois part aux Playoffs.

Durant l’été, le groupe Anschutz se retire. Chris McSorley et Hugues Quennec rachètent le club et offrent la présidence à Jean-Michel Barbey, le fils de Claude Barbey. La saison 2005/2006 est toutefois à oublier, puisque les Aigles terminent au 11e rang de la saison régulière avant de sauver leur place en NLA lors des Playouts. Jean-Michel Barbey quitte la présidence, qui est reprise par Hugues Quennec.

Un certain renouveau se fait jour en 2006. Chris McSorley bâtit toujours plus une équipe à son image. Les Grenat se battent à chaque match jusqu’au bout, et cela paie ! Par deux fois,en 2008 et 2010, Genève-Servette accède à la Finale du Championnat suisse après avoir décroché la deuxième place de la saison régulière. Contre les ZSC Lions d’abord, puis contre Berne, les Genevois échouent de peu, mais gagnent non seulement un soutien local toujours plus manifeste, mais également le respect d’une partie du hockey suisse. Malheureusement, le titre après lequel ont couru en vain le Servette HC et le HC Genève, puis le GSHC, reste encore aujourd'hui un rêve. Sera-t-il conquis lors de la décennie suivante ?

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Saison 2010/2011

 Les Aigles ont pour objectif de faire aussi bien que la saison précédente. Renforcé par des joueurs correspondant au profil voulu par Chris McSorley, le Genève-Servette Hockey Club se retrouve toutefois face à un problème récurrent: les blessures de ses joueurs. Malgré l'intégration de plusieurs jeunes issus de l'Association Genève Futur Hockey, les Grenat ne peuvent éviter quelques difficultés durant la première partie de la saison régulière.

Les Grenat ont en fait besoin d'un déclic durant l'exercice pour trouver leur rythme de croisière. Celui-ci survient durant les Fêtes de fin d'année, à la Coupe Spengler où le GSHC a été convié. Les Genevois font bonne figure et décrochent la quatrième place après s'être inclinés en demi-finale contre le SKA St-Petersburg, futur vainqueur du tournoi grison.

Au retour de ce stage en altitude, les Aigles signent une fin de saison de folie, passant de candidats aux Playouts à la cinquième place. Hélas, malgré une bonne résistance, ils doivent s'incliner en quart de finale face à un EV Zug qui évolue depuis le début de la saison dans une nouvelle patinoire.

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Saison 2011/2012

 Durant l'été, une grosse vague de changement touche le club des Vernets. En effet, la valse des transferts entraîne le départ de plusieurs éléments ayant évolué durant plusieurs saisons à Genève. Chris McSorley procède à un rajeunissement du cadre qui n'empêche pas ses Aigles de se montrer ambitieux et de vouloir les premiers rôles dans la Ligue.

Mais, comme la saison précédente – en pire ! –, une avalanche de blessures s'abat sur le Genève-Servette Hockey Club, obligeant Chris McSorley à recomposer incessamment ses lignes et les joueurs à adopter de nouveaux rôles. L'équipe peine ainsi à trouver ses marques.

Pour la première fois depuis la saison 2005-2006, les Grenat regardent la barre du dessous. Lors des rares occasions où elle peut compter sur un effectif quasi complet, l'équipe se montre capable de renverser des montagnes. Tel est le cas lors du mois de janvier, mais cela ne dure guère, car de nouvelles défections sont à déplorer.

Au final, les Aigles échouent à un point de la barre et sont condamnés aux Playouts. N'ayant pas vraiment eu le temps de se préparer mentalement comme il aurait fallu pour aborder ces séries finales contre la relégation, ils sont la proie de Rapperswil, mais se reprennent au tour suivant contre Ambrì-Piotta (4-0).

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Saison 2012/2013

 Les Aigles signent un début de saison exceptionnel. Neuf matchs et neuf victoires (et un total de 26 points sur 27 possibles) ! C'est un nouveau record pour le hockey suisse, et une période faste qui permet au Club des Vernets de passer plus de la moitié de la saison en tête du Championnat (de la 2e à la 28e journée).

Cette saison est aussi marquée par un nouveau lock-out en NHL. Plusieurs joueurs s'exilent en Europe. Le GSHC en tire également profit, et tant Logan Couture (San Jose Sharks) que Yannick Weber (Canadiens de Montréal) revêtent le maillot grenat jusqu'à la fin du conflit (6 janvier).

Après leur départ canon, les Grenat s'assurent sans peine une place en Playoffs. Mais ils ne parviennent pas à confirmer leur excellente entame de saison et se contentent de la septième place finale. Ils se retrouvent face à Berne en quart de finale, pour une cinquième série face aux Ours depuis 2002-2003. Les Aigles passent près de l'exploit, puisqu'ils mènent 3-1. Toutefois, la chance refuse ensuite de leur sourire, et Berne l'emporte au septième match après être passé deux fois à quelques centimètres de l'élimination.

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Saison 2013/2014

 Les Aigles digèrent plutôt bien la déception du printemps précédent. Le début de la saison est certes compliqué, notamment au niveau l’assimilation des nouveaux étrangers, mais dès le mois d’octobre, les Grenat s’établissent au-dessus de la barre. Ils vont rester du bon côté de celle-ci pendant tout le reste de la saison.

Comme en 2010, le GSHC participe à la Coupe Spengler. Cette deuxième apparition est celle de l’exploit. En effet, les Aigles prennent successivement la mesure des Rochester Americans, du CSKA Moscou, du Team Canada et, de nouveau, de Moscou pour s’adjuger le trophée avec quatre victoires en autant de rencontres. Ce succès dans les Grisons stimule les Genevois qui réalisent une belle fin de saison régulière. Ils décrochent la quatrième place, un point devant Lugano.

En Playoffs, les Aigles se mesurent aux Tessinois. Une affiche inédite qui se solde par un succès genevois en cinq rencontres, sur un dernier penalty signé Noah Rod, 17 ans, et révélation grenat de la saison. En demi-finale, le GSHC affronte pour la quatrième fois les ZSC Lions, résiste avec panache, mais finit par céder lors du décisif septième match contre le futur Champion.

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Saison 2014/2015

 La nouvelle saison s’annonce forte en émotions pour les Grenat. En effet, hormis la NLA et la Coupe Spengler où ils vont défendre leur titre, ils sont alignés en Champions Hockey League (la nouvelle compétition européenne), ainsi qu'en Coupe Suisse qui vit sa première édition depuis 1972 et dont les Genevois sont également tenants du titre.

Les Genevois réussissent à mener les quatre compétitions de front avec succès. Même si leur parcours, c'est vrai, est parfois en dents de scie lors saison régulière de NLA. Dans les trois autres compétitions, les Grenat représentent fièrement Genève, puisqu'ils atteignent les huitièmes de finale de la Champions Hockey League, les demi-finales de la Coupe Suisse et, mieux encore, conservent avec panache leur titre de la Coupe Spengler, de nouveau au terme d’un parcours parfait.

Une fois encore, les Aigles accèdent aux Playoffs où, comme douze mois auparavant, ils affrontent au premier tour Lugano. Même s'ils ne bénéficient cette fois pas de l’avantage de la glace, ils réussissent à éliminer les Tessinois. Pour la première fois de son histoire, le GSHC bat ainsi une équipe mieux classée en Playoffs ! En demi-finale, Zurich se dresse sur la route de Genevois décimés par les blessures, et les Lions passent l'épaule en six matchs.

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sam. 3 déc. 2016

Prochain match aux Vernets
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