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27 avril 2016

Patrick Fischer avant Suisse-Lettonie

Quel est le bilan des matchs de préparation jusqu’à présent ?
P. Fischer : « Nous sommes très contents de l’attitude des joueurs qui ont pris part à la préparation jusque-là. Ils sont très motivés. Tous les joueurs présents avec l’équipe nationale veulent aller à Moscou pour les Championnats du Monde. Nous sommes également satisfaits des performances de la défense et de l’intensité montrée par l’équipe. Nous essayons de jouer agressivement, mais nous devons encore nous améliorer devant le but adverse. Nous allons maintenant travailler sur le Powerplay, puisque l’équipe est presque définitive ; nous pouvons donc réellement travailler cet aspect. »

Pour ces deux matchs contre la Lettonie, pouvons-nous partir du principe que Robert Mayer jouera vendredi aux Vernets devant son public et Reto Berra à Neuchâtel ?
P. Fischer : « Je ne dis jamais qui va jouer avant les matchs, mais peut-être que ça sera le cas (rires). »

On a souvent l’impression que l’équipe de Suisse peine à marquer des buts. Quels moyens sont à votre disposition pour changer cela ?
P. Fischer : « Je pense que c’est un souci de mentalité qui ne peut être changé comme cela en un jour. Le joueur suisse n’aime pas tirer et préfère la belle passe… Ça a commencé à changer ces cinq-six dernières années, comme on peut le voir avec les jeunes joueurs. Comme entraîneur, nous essayons d’avoir des joueurs qui tirent ou qui vont devant le gardien adverse. Dans un Championnat du Monde, il y aura plus de buts raccrocs que de jolis buts. Pour marquer ce genre de buts, tu dois être courageux et accepter les cross-checks ; tu dois payer le prix. Nous avons besoin de joueurs qui sont prêts à se sacrifier. »

Y a-t-il une contradiction entre vouloir des joueurs prêts à se sacrifier et des joueurs qui marquent des buts ?
P. Fischer : « Non, car je considère que faire une passe est plus égoïste qu’un joueur qui prend ses responsabilités pour mener l’équipe à la victoire. Nous, les Suisses, sommes des gens gentils et travailleurs. Mais, sur la glace, nous devons être plus courageux. Il faut suivre l’exemple de Nino Niederreiter. Nous cherchons donc des joueurs complets pour l’équipe nationale qui travaillent offensivement et défensivement, à l’image de Niederreiter. »

En vue de Moscou, il reste la question de la venue de Roman Josi si Nashville est éliminé. Comptez-vous sur lui ?
P. Fischer : « On va regarder ce qui va se passer cette nuit. Il m’a dit qu’il viendrait s’il est éliminé après le premier tour. Il y aura peut-être le cas Dean Kukan à étudier. Nous ferons encore un cut après les deux matchs contre la Lettonie, puis peut-être un dernier après le match contre l’Allemagne en début de semaine prochaine. Kevin Fiala ? Non, je ne le sélectionnerai pas. Nous avons été déçus par son refus de venir aider les moins de 20 ans à Helsinki, mais nous allons parler avec lui pour le futur. »

Nous vous rappelons que les billets sont déjà en vente pour cette rencontre (lien direct). Les abonnés du GSHC bénéficient d’un tarif préférentiel dans toutes les catégories de prix. Robert Mayer et Romain Loeffel comptent sur votre présence pour les aider dans leur quête d’une place en équipe nationale.