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istorique |
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Les Pionniers
Presque 100 ans de hockey sur glace à Genève.
Il faut le savoir et il faut surtout s'en souvenir. C'est
en effet aux alentours de 1905/1906 qu'a été
créée la section hockey sur glace du Servette
et c'est cette création qui a été le
point de départ d'une pratique organisée du
hockey sur glace à Genève. A vrai dire, l'histoire
nous apprend, avec une certaine imprécision hélas,
que ceux qui fondèrent cette section avaient déjà
eu une activité au sein du HC Florissant. Mais il est
évident qu'entrant dans le jeu, le Servette allait
donner une structure solide à cette section qui portait
son nom, un nom déjà prestigieux.
En 1905/1906: il y a presque 100 ans! Parlant de ceux qui
lancèrent ce mouvement, de ceux qui prirent les relais,
on n'aura pas de peine à considérer qu'ils ont
fait œuvre de pionniers.
Pionniers tout d'abord parce qu'ils introduisirent dans
une ville de plaine un sport qui fut pendant très longtemps
considéré comme ne pouvant pas être systématiquement
pratiqué ailleurs que dans les grandes stations de
montagne.
Pionniers parce que si le hockey sur glace continua lentement,
avec des hauts et des bas, sa conquête de Genève,
on n'oubliera pas qu'après ce départ, pris durant
l'hiver 1905/1906, il fallut attendre près de cinquante
ans, jusqu'au 21 novembre 1954, pour pouvoir disposer de glace
artificielle et prendre enfin un nouveau départ. Ne
plus dépendre des caprices d'hivers plus ou moins rigoureux,
ne plus avoir à compter sur les patinoires d'autres
villes. Ce qui faisait que, lorsqu'une équipe genevoise
avait à jouer un match "at home", elle recevait
son adversaire à Lausanne ou au Pont, parce que, à
Florissant ou sur l'étang des Tuileries, la glace naturelle
n'était déjà plus qu'un souvenir.
Les pionniers, ce sont tous ceux-là qui, pendant
cinquante ans, n'ont jamais renoncé et n'ont jamais
abdiqué. Ceux du début comme ceux qui ont pris
leur succession, ceux de 1910 comme ceux de 1920, de 1930
ou de 1940. C'est un hommage collectif qu'il convient de leur
rendre sans les nommer, sans citer celui-ci plutôt que
celui-là.
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Un bond de 50 ans
1905/1906, c'est la période où se constitue
la section de hockey sur glace du Servette. C'est aussi le
temps des pionniers, celui où rien ne sera facile.
Où il faudra une bonne dose d'optimisme et de foi pour
aller de l'avant.
Aller de l'avant mais jusqu'où? En 1906 on ne le
sait pas mais on n'y va! On va y aller jusqu'à cette
soirée du 21 novembre 1954 où, pour la première
fois à Genève, va se disputer une rencontre
de hockey sur glace sur une piste artificielle.
A vrai dire, depuis un certain temps, on parlait d'un groupe
privé ayant l'intention de faire entrer dans un nouvel
aménagement du chemin Krieg, là où se
trouvait la patinoire naturelle de Florissant, la construction
d'une patinoire artificielle. Un beau projet vraiment, qui
fit vibrer les cœurs des amis du hockey sur glace, mais
qui n'était qu'un projet et le resta.
C'est alors que la Ville de Genève, adoptant une
proposition qui lui fut présentée par M. Lucien
Billy, conseiller administratif délégué
aux sports, et par M. André Blanc, chef du Service
des Sports, accepta la création, au Pavillon des Sports
d'alors, celui du Boulevard du Pont-d'Arve, d'une patinoire
artificielle dite expérimentale. Expérimentale
parce qu'elle devait permettre de prendre position dans l'attente
de la construction de la patinoire couverte et définitive
des Vernets.
Le pas important venait d'être franchi. Un pas capital
et même si, trois ans encore, il fallut démolir
au printemps puis reconstruire en automne cette piste provisoire,
l'élan était donné. Cet élan qui
allait faire de la belle patinoire des Vernets le véritable
temple du hockey genevois.
21 novembre 1954, date historique. Sur une patinoire qui
n'était pas tout à fait réglementaire
mais qui fut admise exceptionnellement par la Ligue Suisse
afin de faciliter cette mise en route, eut lieu un match d'inauguration
qui mit aux prises Servette et UGS. Le score final : 7-2.
Découvrez le résumé de ce match. D'ailleurs
ce match faillit ne jamais avoir lieu. Parce que, dans la
nuit qui précéda l'inauguration, on passa tout
près du désastre. Un début d'incendie
que M. André Blanc, extincteur à la main, maîtrisa
in extremis.
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Servette en LNB
Ce 21 novembre 1954 sera le point de départ d'une nouvelle
étape, importante, de l'histoire du hockey sur glace
à Genève. Durant cet hiver 1954-1955, les deux
équipes genevoises, qui ont pu se maintenir en première
ligue les saisons précédentes grâce à
des miracles nés de la détermination de leurs
dirigeants et de leurs joueurs, vont participer au championnat
avec les moyens du bord. Moyens qui ont pourtant été
renforcés en prévision de la mutation qu'entraîne
la mise à disposition des équipes d'une piste
artificielle couverte où le public va pouvoir venir
les encourager.
Mais on veut faire mieux, et deux entraîneurs-joueurs
canadiens vont venir renforcer les équipes : André
Girard au Servette et Ray Dinardo à UGS. A la suite
de circonstances diverses et après avoir battu UGS
dans un match capital, Servette est finaliste. Finaliste régional
tout d'abord, puis finaliste suisse.
C'est alors que le terrible hiver 1956 va faciliter la réalisation
de l'objectif des "grenats". La première
finale nationale contre Bâle est fixée mais on
ne peut éviter le démontage de la piste du Pavillon
car celui-ci doit être remis au Salon de l'Auto. A ce
niveau, on ne transige pas. Priorité au Salon et au
diable le hockey sur glace.
Faudra-t-il aller jouer à Bâle ou sur une piste
neutre? Non. Le froid est vif durant cet hiver olympique et
alors on se souvient de la patinoire de Florissant. Revanche
de cette bonne vieille piste naturelle dont les démolisseurs
n'ont pas encore pris possession. En deux jours à peine
et avec le concours merveilleux du Service des Sports de la
Ville, on monte des bandes, on trace des lignes, on fignole
la glace et Servette bat Bâle par 9-0. Le premier pas
est franchi.
Il faudra réussir le deuxième, contre Veltheim,
équipe des faubourgs de Winterthur. Là on joue
sur une piste naturelle avec des bandes basses. Hockey de
la préhistoire. Servette s'y adapte et gagne 4-1 contre
une équipe dans laquelle joue celui qui sera plus tard
son entraîneur, Ernst Schneeberger. C'est la promotion
en LNB.
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Genève en LNB
Si l'équipe du Servette n'a pas eu à attendre
plus de deux saisons, à partir du moment où
elle a disposé de la glace artificielle du Pavillon
des Sports, pour réaliser son premier objectif, c'est-à-dire
la promotion en LNB, celle d'UGS va commencer à vivre
dès le mois de novembre 1954, une très longue
attente. Une attente de neuf saisons, avec, comme toujours
dans de tels cas, des hauts et surtout des bas. Ici encore
il faudra que dirigeants et joueurs fassent preuve non seulement
de patience, mais surtout de courage et de dévouement.
Né sous le nom de Genève HC puis devenu le
HC Tuileries car sa "patinoire" était un
étang des Tuileries de Bellevue qui, parfois, voulait
bien geler, le club devint en 1952, la section hockey sur
glace d'Uranio Genève-Sports (UGS). Son premier président
fut M. Otto Bill - père de Pierre Bill, ancien dirigeant
du Genève-Servette - et ex-joueur du HC Tuileries.
Comme louis Barillon, ex-président du Servette, il
avait été lui-même joueur de l'équipe.
Après M. Bill père, on avait vu MM. Félicien
Buzzano et Fred Wenger prendre à leur compte les responsabilités
et les soucis. Dans le même temps, au Servette, M. Claude
Barbey assumait la présidence avec la collaboration
de M. Georges Bourgeois.
Entrant dans la patinoire du Pavillon des Sports, UGS confia
sa direction technique, passagèrement, au regretté
Kurt Hauser, ex-joueur, ex-arbitre international. Après
quoi les entraîneurs se succédèrent, en
même temps que les joueurs, chaque saison l'équipe
reprenant son effort pour passer en LNB, avec des joueurs
nouveaux, mais sans plus de succès.
C'est alors que des décisions énergiques furent
prises. Lelio Rigassi qui dirigeait, avec compétence
et fermeté, les juniors du club, passa avec armes et
bagages dans la première équipe. Les armes,
c'étaient ses propres qualités. Les bagages,
c'étaient les juniors qu'il avait formés, patiemment,
pendant deux ou trois ans.
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La Coupe Suisse 1959
Il était une fois la Coupe de Suisse de hockey sur
glace... Elle fut créée par M. Walder, alors
vice-président central de la Ligue Suisse de hockey
sur glace qui fut le donateur du Trophée.
On y a renoncé pour que les feux des projecteurs
soient totalement braqués sur le championnat. La formule
qui a été adoptée pour celui-ci ne permettrait
plus de mettre sur pied une compétition parallèle.
A certains égards, c'est dommage car la Coupe permettait
d'élargir l'influence du hockey et donnait des chances
à des équipes de LNB. Les exemples du Servette
et du Genève sont là pour en faire la démonstration.
Servette a en effet gagné la finale de la Coupe de
Suisse 1958-1959. Avec son équipe de LNB que dirigeait
le prestigieux canadien Chick Zamick.
La finale de la saison 1958-59! Un match que l'on n'a pas
oublié et qui a permis de réaliser le record
absolu du nombre des spectateurs venus aux Vernets. Ils étaient
11'820 spectateurs, nichés dans les coins, accrochés
partout où ils pouvaient s'accrocher. Plus jamais ils
n'ont été aussi nombreux, même pas pour
les grands matches des championnats du monde en 1961. Comment
ont-ils tous trouvé de la place? C'est un mystère.
Servette n'était pas favori et pourtant Servette a
gagné nettement 7 à 3.
Quatre ans plus tard, au terme de la saison 1962-1963, nouvelle
finale aux Vernets. Encore avec les Young Sprinters, mais
cette fois contre la jeune équipe du Genève
HC, qui avait successivement battu Gottéron (LNB) par
7-2 puis trois équipes de LNA : Ambrì-Piotta
(9-7), Bâle (7-2) et Zurich (4-2) pour arriver en finale.
Le même score (7-3) fut enregistré... mais en
faveur des Neuchâtelois!
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La Fusion
Dans l'histoire du hockey, il y a eu des dates importantes,
des périodes décisives et des saisons au terme
desquelles ont été atteints des objectifs. Nous
en avons cité quelques-unes. Passons à celles
qui ont conduit à une situation qui s'est dénouée
par les accords dits de la fusion :
- début de saison 1954-1955: mise à disposition
du Servette et d'UGS, qui jouent en première ligue,
de la patinoire artificielle du Pavillon des Sports;
- fin de saison 1955-1956, Servette promu en LNB;
- 28 novembre 1958, inauguration de la Patinoire des Vernets;
- fin de saison 1961-1962, Genève promu en LNB.
Ce qui veut dire que, dans le championnat 1962-1963, on
aura deux équipes genevoises en LNB. Les deux dans
le même groupe régional.
Genève a confié sa direction technique à
un entraîneur tchécoslovaque, Bohuslav Rejda,
tandis qu'au Servette, on fait venir le Canadien Jean-Jacques
Pichette, un Québécois pur sang. Genève
fait confiance à ceux de ses jeunes qui ont obtenu
la promotion alors que Servette a une équipe redoutable.
Bien entendu les objectifs sont différents: la promotion
en LNA pour Servette, se maintenir en LNB pour Genève.
Servette sera champion de groupe mais s'inclinerai face à
Grasshopper champion de l'autre groupe. Tout est fini.
C'est à ce moment là qu'on parle de fusion,
où plutôt que l'on en reparle. Avec prudence,
car le sujet est brûlant. Brûlant, mais il y a
urgence; les deux clubs s'essoufflent et les charges financières
sont de plus en plus lourdes. Il faut avancer sur la pointe
des pieds, mais avancer. Des réunions ont lieu entre
Claude Barbey et Georges Bourgeois du côté du
Servette, Fred Wenger et Félicien Buzzano du côté
de Genève. M. Lucien Billy, conseiller administratif
de la Ville de Genève et M. André Blanc, chef
du Service des Sports, apportent leurs conseils et leur caution.
Finalement, vers la fin du printemps, un protocole est soumis
aux deux assemblées générales qui l'acceptent.
Rien n'a été facile, même pas de trouver
le nom du futur club. Il a aussi fallu obtenir l'accord du
Servette Club pour que le nom du Servette soit conservé
dans celui du nouveau club. Mais bonne volonté et nécessité
aidant, on arrive au bout de cette longue peine. Le Genève-Servette
HC est né. Né à la fin de ce printemps
1963 qui sera donc lui aussi historique.
Serait-il né si, quelques semaines plus tôt,
le Servette avait battu Grasshopper et obtenu tout seul sa
promotion en LNA? Oui, nous disent les dirigeants des deux
clubs d'alors, ceux qui ont réalisé avec obstination
cette fusion qui, à leurs yeux, était inévitable.
On nous permettra d'en être un tout petit peu moins
sûr.
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Champion Suisse LNB 1963
Nous venons de voir comment et pourquoi s'est réalisée
la fusion entre les deux clubs. Réalisation qui s'est
officiellement opérée en juin 1963, après
des pourparlers qui ont duré trois mois et qui furent
les premières manifestations actives d'idées
qui étaient depuis longtemps dans l'air.
Le Genève-Servette HC est donc né. Il va falloir
passer aux actes. Tout d'abord faire un choix entre les deux
entraîneurs: Rejda, qui vient du Genève, et Pichette
du Servette. Rejda a un contrat qui est encore valable deux
ans et il faut honorer l'engagement pris avec lui. Pichette
s'en va donc, ne laissant à Genève que des amis.
Qu'il retrouvera d'ailleurs à plus d'une reprise, aussi
bien au Canada qu'en Suisse.
On va former l'équipe au cours d'un camp de préparation
à Villars où 32 joueurs sont convoqués.
Finalement l'équipe de base est formée et le
championnat commence. Genève-Servette est favori de
son groupe mais fait deux faux pas et se retrouve à
égalité de points avec Martigny. Un match de
barrage doit avoir lieu. Le président Claude Barbey
et le trésorier Georges Bourgeois ont de bons arguments
à faire valoir et Martigny vient à Genève
où il perd par 4-2. Le plus mauvais passage est franchi.
En finale suisse, Genève-Servette soit rencontrer Bienne,
champion du groupe est. Il gagne par 7-0 à Bienne et
par 8-1 à Genève. C'est fait. Genève-Servette
est promu en LNA. La fusion réalisée neuf mois
plus tôt a donné immédiatement le résultat
escompté. A partir de la saison 1964-1965 Genève-Servette
est donc une équipe de LNA. L'équipe restera
onze saisons à ce niveau. Elle sera même cinq
fois vice-championne avant de commencer la lente descente
qui, au terme du championnat 1974-1975, la fera revenir là
d'où elle est parie, c'est-à-dire en Ligue Nationale
B.
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La fin d'un rêve
Entrons maintenant, il le faut bien, dans une période
plus difficile, dans un tunnel duquel il faudra du temps pour
voir la sortie. C'est au moment où la relégation
en LNB fut inévitable que Genève-Servette commença
à manger son pain noir. Ce n'est pas la relégation,
au terme de la saison 1974-1975, qui entraîna d'important
changements à la direction du club. Le processus avait
été fixé depuis un certain temps, de
sorte qu'au cours de la saison déjà, on savait
qu'il faudrait procéder au remplacement de deux des
animateurs de la première heure: le président
Claude Barbey et le trésorier (et vice-président
administratif) Georges Bourgeois. Les remplacer sans pour
cela qu'ils s'éloignent complètement de ce Genève-Servette
qu'ils avaient si bien servi, comme l'avaient fait les Félicien
Buzzano, Fred Wenger et beaucoup d'autres, les pionniers et
ceux qui avaient pris le relais.
Il n'empêche que c'est à la tête d'un
club qui avait de la peine à nouer les deux bouts et
dont la première équipe venait de culbuter de
la LNA à la LNB que fut nommé Mr Michel Rossetti
qu'assistaient quelques nouveaux "comitards". But
du nouveau comité: retour immédiat de la première
équipe en LNA. Un effort fut fait pendant la campagne
des transferts mais personne ne sera vexé, du moins
nous l'espérons, si nous disons que, très vite,
l'objectif parut se situer au-dessus des possibilités
de l'équipe.
Celle-ci fut première du groupe Ouest de qualification,
ce qui contribua à entretenir certaines illusions.
Le tour de promotion rétablit une vérité
qui ne fut pas toujours bonne à entendre. Mais si l'objectif
n'était pas atteint, du moins avait-on eu un championnat
tranquille. L'avenir du Genève-Servette était
stabilisé mais nullement compromis.
Situation nullement compromise mais objectif (trop audacieux
peut-être) raté au terme de cette première
saison en LNB. Ce qui voulait dire que le temps du purgatoire
était loin d'être achevé. C'est presque
un lieu commun que de la répéter, les dirigeants
de tous les clubs savent combien il est difficile de maîtriser
les conséquences d'une relégation puis de venir
à bout des impératifs qui se trouve à
la base d'un retour en LNA. Combien de grands clubs qui appartiennent
aux plus merveilleuses et glorieuses traditions du hockey
suisse en on fait ou ne font l'expérience: Arosa, Lausanne
et Davos. Pour ne citer que trois exemples qui sont les plus
frappants et qui reviennent à l'esprit pour modérer
certaines impatiences.
Ces difficultés, on allait les relever les saisons
suivantes. Mais pendant que se développait la saison
1976-1977, à ces difficultés s'ajouta un souci.
L'équipe avait passé sous la direction d'un
entraîneur soviétique, le charmant et doux Ramil
Valiouline. Celui-ci arriver trop tard à Genève.
Alors que déjà, et avant même que le championnat
soit lancé, ces positions avaient été
prises par certains. A l'intérieur comme à l'extérieur
de l'équipe. Si le pire fut évité, si
l'équipe fut, un instant, menacée très
directement par une relégation en première ligue,
si la fin du championnat s'est déroulée dans
une paix enfin revenue, c'est que le comité de Michel
Rossetti résista aux promesses qui n'étaient
pas toujours inspirées par le désir de servir,
en toute priorité, la cause d'un club qui porte un
nom que l'on se soit de respecter.
Résumons ce qui figure à l'intérieur
de cette parenthèse en LNB. Parenthèse qui s'est
ouverte à la fin de la saison 1974-75, lorsque Genève-Servette
arriva au terme de son aventure d'équipe de LNA et
qui n'est pas encore fermée.
Résumons cette période qui suivi la relégation
en LNB :
- 1975-1976: Un espoir se situait au-dessus des réelles
possibilités techniques.
- 1976-1977: saison difficile, perturbée en surface
comme en profondeur. La crainte du pire puis pour finir
une certaine sérénité parce que l'ordre
avait été rétabli. Sans éclats,
sans drames mais avec une résolution réfléchie.
- 1977-1978: le retour de l'espoir, un gros effort d'ensemble,
la prise de risques financiers non négligeables.
Le retour à un certain vedettariat dans une équipe
reposant sur des hommes arrivant à Genève
où les avait précédés une réputation
nullement exagérée. Mais la réputation
est une chose. L'efficacité du moment en est une
autre. Les réalités se chargèrent,
assez vite de la rappeler à ceux qui auraient eu
tendance à l'oublier. Ce fut malgré tout un
assez bon championnat. Mais l'objectif qui était
de revenir en LNA fut raté, et très nettement.
Le pire fut que cette équipe de décevantes
vedettes se trouva très vite coupée du public
genevois. Entre ce Genève-Servette là et le
public genevois, le courant ne passait plus.
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Le temps des expériences
Le comité, heureusement, ne fut pas ébranlé
par ce nouveau temps d'arrêt, cette prolongation qui
intervenait dans le temps qu'il faudrait consacrer à
la réalisation de l'objectif.
Très vite et avant même que le championnat
ne passe dans les archives, il traça la ligne qui,
désormais, serait la sienne et avec laquelle il ne
prendrait plus de liberté. Pour tracer cette ligne
il fallait tout d'abord déterminer une option. La voici
: rendre au Genève-Servette des bases genevoises par
l'appel systématique et continu aux forces du club.
Premier acte concret: appel à Jean-Pierre Kast qui
était le chef du mouvement juniors pour qu'il devienne
l'entraîneur de la première équipe. En
faisant cette offre à Jean-Pierre Kast, ancien joueur
genevois, formé à Genève, et ayant été
un des piliers de la première équipe du Genève
puis du Genève-Servette, on avait fait un choix délibéré.
On avait donné la préférence à
un certain hockey, au jeu collectif, au jeu plaisant. A celui
que le public des Vernets avait aimé et que le temps
des vedettes étrangères en LNB lui avait retiré.
En acceptant cette offre, Jean-Pierre Kast savait à
quoi il s'engageait. Il savait surtout qu'il compterait en
premier lieu sur le recrutement à l'intérieur
du club et que partant de là, il allait jouer la stabilité
et la sécurité à condition qu'on lui
accorde le temps qu'il demande. L'accord fut réalisé
sur tous les points.
La première équipe du Genève-Servette
ne pouvait pas aller au combat avec ses seuls éléments
genevois. C'était une évidence mais elle y est
allée avec son esprit propre, celui voulu par son entraîneur
avec l'approbation unanime du Comité et l'appui incontestable
du public.
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Des temps difficiles
Après la relégation au terme de la saison 1974-1975
et cinq saisons en LNB, le club tombe en 1ère ligue,
où il va faire l'ascenseur, avec trois retours épisodiques
en LNB (1984-85, 1988-89, 1990-91). De cette période
difficile il manque encore des informations qui seront rajoutées
dès que possible afin de compléter cet historique.
Ce n'est que depuis la saison 1994-1995, après une
victoire sur Lucerne en match de barrage, que les hockeyeurs
des Vernets se sont réinstallés en LNB. Malgré
un contingent limité, Genève-Servette effectuera
une très bonne saison pour son retour en LNB, puisque
les pensionnaires des Vernets se qualifient pour les playoffs
ou ils se feront finalement éliminer en 3 matches par
Grasshopper alors considéré comme l'épouvantail
de la catégorie. La saison suivante sera nettement
moins glorieuse. Malgré une équipe renforcée,
les Genevois ne parviendront jamais à décoller.
En cours de saison ils se sépareront même de
leur entraîneur. Rien ni fit, le championnat ayant subi
un changement, ils finiront avant dernier du groupe Ouest,
puis ne parviendront pas à accrocher une place en playoffs
puisqu'ils terminent à la quatrième place du
tour espoir.
Les playouts qui suivront et qui les voient être opposés
au HC Ajoie seront calamiteux. En effet l'équipe genevoise
perd largement son premier match à domicile ce qui
n'augure pas des meilleurs auspices, mais les Grenats sauront
réagir pour remporter les trois matches suivant. Les
joueurs peuvent fêter le maintien et tous quittent les
Vernets. Malheureusement, ils avaient compté sans un
recours déposé par le HC Ajoie, accepté
par la ligue et qui voient la deuxième victoire genevoise
transformée en victoire ajoulote. Le club doit rapatrier
ses joueurs, déjà éparpillé sur
les pistes de ski, en urgence. Le match qui suivra sera des
plus détonant. En effet à trois minutes de la
fin, Ajoie menait encore 3 à 0, mais les Aigles dans
un dernier élan auront su réagir pour finalement
s'imposer en prolongation. Cette fois, Genève-Servette
avait vraiment sauvé sa place.
Afin d'éviter une pareille frayeur, les dirigeants
genevois allaient faire un recrutement qui aurait du être
du tonnerre, mais miné par des problèmes internes,
l'équipe n'évoluera jamais à la hauteur
des espérances et devrait une nouvelle fois se battre
contre la relégation. Les Genevois ne connaîtront
pas trop de problème pour sauver une nouvelle fois
leur place.
Englué dans une spirale négative, la saison
1998-1999 fut une nouvelle fois calamiteuse et cette fois
ci les grenats ne durent le maintien qu'aux retraits de Martigny
et Herisau. Durant ces trois saisons, l'équipe genevoise
aura fait appel à pas moins de quatre entraîneurs.
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Un vent nouveau
Conscient du malaise qui régnait dans le club, les
dirigeants engageaient un manager en la personne de Paul-André
Cadieux. Le Canado-suisse construisait une équipe attractive
avec à sa tête François Huppé,
mais les débuts de l'équipe ne furent une nouvelle
fois pas convaincants, et après cinq matches seulement,
Huppé étaient prié d'aller voir ailleurs,
Cadieux reprenant les reines de l'équipe. Genève-Servette
faisait alors une remontée puisque à un moment
à 6 points de la barre ils finissaient finalement à
une incroyable troisième place. Ils se qualifiaient
enfin pour les playoffs. Des playoffs qui furent électrique
puisqu'en quart, Genève-Servette y affrontait son rival
alémanique, puis en demi-final ils s'inclinèrent
seulement après prolongation lors du cinquième
match à la Chaux de fonds.
Cette saison incroyable rendait son crédit à
Genève-Servette, et quelques mois plus tard Marco Torriani,
président signait un accord avec le groupe américain
Anschutz, une arrivée qui donnait au club de nouvelles
ambitions.
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Saison 2000/2001
Malgré des ambitions clairement affichées, c'est-à-dire
une promotion en LNA, fut mi-figue mi-raisin, les Grenats
ne parvenant jamais à s'imposer contre les équipes
du haut de classement. Ils se faisaient d'ailleurs éliminer
en quatre matches au stade des demi-finales par le EHC Bienne.
La saison suivante sera la bonne. Après un recrutement
digne de ses ambitions, Genève-Servette, malgré
un départ hésitant, survole le championnat de
LNB ne laissant que des miettes à ses adversaires.
Les Genevois remportent le championnat de LNB et mais le plus
dur reste à faire. Mais les playoffs ne seront qu'une
formalité pour l'équipe dirigée d'une
main de maître par Chris McSorley. Les Aigles ne concéderont
aucune défaite obligeant Thurgovie, Ajoie, la Chaux
de fonds puis Coire à rendre les armes. Au terme de
cette saison, les Aigles sont donc promus en ligue nationale
A, 27 ans après l'avoir quittée.
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Saison 2002/2003
Au terme d’un championnat brillamment négocié,
le Genève-Servette Hockey Club se qualifie pour les
playoffs, un exploit pour un néo-promu. S’appuyant
sur un savant mélange de joueurs d’expérience
et de jeunes talents, l’équipe fait revivre le
hockey sur glace de haut niveau au bout du lac, fidélisant
un public qui représentera la 4ème affluence
moyenne dans les patinoires helvétiques.
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Saison 2003/2004
Les Aigles continuent sur leur lancée et confirment
qu’ils méritent bel et bien leur place en LNA.
Chris McSorley apporte de très bons renforts et continue
à donner de nombreuses minutes de glace aux Juniors
du club. Son système de jeu est des plus performants
et il mènera son équipe sur le podium du championnat
régulier, devant des équipes aussi prestigieuses
que Davos, ZSC Lions, Kloten et Zoug. En Playoff, le GSHC
franchit encore un échelon en passant le cap des ¼
de finale, mais tombera finalement en ½ face au futur
champion Suisse, le SC Bern.
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Hommage au Président d'honneur : Monsieur Claude
Barbey
L'Histoire du Genève-Servette depuis sa fusion jusqu'à
nos jours, fut systématiquement imprégnée
de la présence de notre président d'honneur
M. Claude Barbey.
A la fusion, le retrait du président du Genève
HC M. Félicien Buzzano laissa la place à un
trio de dirigeants composé par Claude Barbey, Georges
Bourgeois et Pierre Bill, appelés communément
les trois "B".
Leur succession à la fin des années 70 fut
émaillée de présidents plus ou moins
marquants jusqu'à l'avènement de Marco Torriani
en 1991. Trente ans après ses années de présidence,
Marco Torriani n'hésita pas à relancer notre
président d'honneur pour faire face aux difficultés
actuelles.
Aujourd'hui, sans Claude Barbey, le club n'existerait peut-être
plus et ces quelques images sont là pour lui témoigner
notre respect et nos remerciements.
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Saison 2004-2005
La saison 2004-2005 s’annonce comme une cuvée exceptionnelle en Suisse avec
l’arrivée massive des joueurs de National Hockey League dont la saison
sera annulée en février pour cause de lock-out. Le groupe Anschutz ne
désire pas engager des joueurs nord-américains, pour conflit d’intérêt,
puisque il est également propriétaire des Los Angeles Kings dans la fameuse NHL.
Chris McSorley présente un nouveau quintet d’étrangers malgré la qualification
en demi-finale la saison précédente. Sur le marché des joueurs suisses,
le manager grenat signe un très beau coup en parvenant à mettre sous
contrat Goran Bezina. C’est donc avec Philippe Bozon, Michal Grosek
et Andreas Johansson que le Genève-Servette entame sa saison à Zoug
le 17 septembre.
Fait exceptionnel, le GSHC remporte ses deux premiers matchs face à Zoug et
Langnau sans encaisser de buts. Reto Pavoni signera d’ailleurs deux autres
blanchissages durant le premier tour. Un premier tour qui se conclut avec
six victoires et six défaites.
Au mois de novembre, la direction d’Anschutz autorise Chris McSorley a
engagé des joueurs de NHL pour palier aux blessures. Derek Armstrong
(Los Angeles Kings) est le premier de la liste, complétée en fin de
saison par Geoff Sanderson (Columbus Blue Jackets) et Serge Aubin
(Atlanta Thrashers).
Au final, Genève-Servette se classe cinquième de la saison régulière
avec une fiche de 20 victoires, 19 défaites et cinq nuls (45 points).
En Playoff, les Grenat croisent la route de Zoug. Mais l’équipe de Suisse
centrale est montée en puissance à ce moment de la saison et c’est un sec
4-0, malgré des matchs serrés, qui sanctionne la fin de saison des Aigles.
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Saison 2005-2006
Nouvelle saison, nouvelle réglementation : la Ligue Nationale porte le nombre
d’étrangers sur la glace à cinq, dont minimum deux originaires de la Communauté
Européenne. Genève-Servette continue avec Andreas Johansson et Michal Grosek.
Il faut ajouter les apports de Yorick Treille, Yanick Lehoux,
Yves Sarault et Jan Hlavac.
Les Grenat connaissent un nouveau départ de saison en fanfare avec, notamment,
des victoires en terre davosienne et bernoise. Mais arrive le mois de novembre.
Les Aigles perdent tout le bénéfice du début de saison et se retrouve sous
la barre, une position qu’ils ne vont malheureusement plus quitter jusqu’à
la fin de la saison.
Dans le vestiaire, une valse des joueurs est entamée : Kevin Romy, Valeri
Chiriayev, Yanick Lehoux et Michal Grosek partent en cours de saison,
Philippe Bozon sort de sa retraite, Jason Krog fait un séjour aux Vernets
avant de rejoindre la Suède et Bjorn Bjurling, Jamie Wright et Terry Yake
viennent renforcer le GSHC en fin de championnat.
Cette saison est à oublier pour les Grenat qui finissent au 11e rang final
avec 39 points (16 victoires, 21 défaites et sept nuls). En Playout, ils sont
opposés aux ZSC Lions, également auteurs d’une saison de loin pas réjouissante.
Dans ce duel, les Aigles vont s’imposer deux fois au Hallenstadion,
une première ! C’est lors du sixième match aux Vernets et au bout des
tirs au but (septième série, 14e tireur !) que Jamie Wright permet
aux GSHC de se maintenir en LNA et offre les vacances à ses coéquipiers
en battant Ari Sulander. Pour Philippe Bozon, il s’agit du dernier
match de sa carrière.
Cette saison est marquée par les 100 ans du Club. Fondé en 1905 (Servette HC) et 1906 (HC Genève) qui ont fusionné en 1963, le Club renoue avec son passé. Une saison après avoir retiré les maillots d’Eric Conne (numéro 4) et Fritz Naef (numéro 6), le GSHC honore son histoire avec un « Match du Centenaire ». Le Club convie plusieurs anciens joueurs pour le coup d’envoi et édite un maillot unique, dépourvu de publicité, reprenant les couleurs et motifs de celui de 1963. La rencontre a lieu le 28 janvier 2006 contre Lugano avec une victoire tessinoise (5-2) à la sirène finale.
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Saison 2006-2007
Genève-Servette présente un nouveau visage : Reto Pavoni est remplacé par
le duo Gianluca Mona-Michael Tobler dans les buts. Au niveau des étrangers,
même si Jamie Wright, Michal Grosek et Yorick Treille sont de nouveau grenat,
aucun ne peut se targuer d’avoir jouer une saison complète sous les ordres
de Chris McSorley. Pour compléter son contingent étranger, le manager
servettien est allé chercher Kirby Law, Serge Aubin et Laurent Meunier.
De plus, la défense peut compter sur l’expérience d’Olivier Keller,
de retour au bercail après 15 ans d’absence.
En coulisse, tout est fait pour que chaque match devienne un événement
en lui-même. Sur la glace, après un début de saison équilibré, le mois
de novembre se révèle une nouvelle fois dangereux. Mais une réaction
s’amorce en décembre et janvier avec une série de neuf victoires, dont
quatre consécutives, pour trois défaites, dont une en prolongation.
Après janvier, les Grenat ne commettent que deux faux-pas à domicile,
contre Davos suite à une décision litigieuse, et contre Zurich
aux tirs au but.
Au moment des comptes finaux, Genève-Servette termine septième avec
65 points et est choisi par Berne (2ème du championnat régulier)
pour le premier tour des Playoffs. La fatigue et les blessures aidant,
Genève-Servette doit s’avouer vaincu malgré une très bonne prestation
lors des séries (Défaite 4-1).
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Saison 2007-2008
Le Genève-Servette effectue quelques ajustements dans son effectif, notamment au niveau du choix des étrangers. Ils seront cinq pour quatre places avec deux nouveaux visages : Juraj Kolnik et Jean-Pierre Vigier. Le premier nommé sera un véritable moteur offensif avec le maillot de TopScorer grenat et une place dans le top-3 de la Ligue Nationale A. Le second apportera énormément, notamment en Playoffs, sur le plan de l’intensité du jeu.
Pour cette nouvelle saison, les dirigeants de la LNA ont décidé d’apporter quelques modifications au calendrier avec l’intégration de six matchs supplémentaires, portant le total de 44 à 50. De plus, la LNA a réduit le nombre d’étrangers sur la feuille de match de cinq à quatre, donnant ainsi plus d’importance aux joueurs suisses.
Sur la glace, le Genève-Servette connaît sa meilleure saison depuis les années 70. Au terme des 50 rencontres de saison régulière, les Grenat se classent deuxièmes derrière un Berne intenable. Ils surprennent ainsi grand nombre de spécialistes qui ne voyaient pas les Aigles si bien placés.
Pour la première fois depuis les années 70, le GSHC se pose comme un des favoris au titre avant la dernière ligne droite. Après avoir éliminé Rapperswil puis Fribourg, les deux fois en cinq matchs, les Genevois vont passer tout près du titre national, menant 2-0 dans la série avant de voir Zurich remporter les quatre dernières rencontres de la saison.
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Saison 2008-2009
Auréolé de son titre de Vice-Champion, le Genève-Servette accueille un nouvel entraîneur assistant (Louis Matte) et deux nouveaux étrangers prometteurs (Byron Ritchie et Tony Salmelainen). Chris McSorley décide de pratiquer un tournus en début de saison, même si l’association de Ritchie avec Kolnik se dessine rapidement comme une paire idéale. Cela permettra au Slovaque de devenir le TopScorer de la Ligue Nationale A à l’issue de la saison.
Cette saison est marquée par les blessures : celle de Tony Salmelainen en peine avec ses adducteurs, l’accident de Martin Höhener, le privant du reste de la saison, l’épaule de Chris Rivera, nécessitant des opérations et celle de Gianluca Mona dans les buts. Cette dernière va offrir la possibilité au Club de lancer le jeune Benjamin Conz (17 ans) en décembre. Malgré tout son talent, il ne pourra pas empêcher les Grenat de subir une terrible fin de saison avec une élimination en quart de finale contre Kloten.
La saison 2008-09 voit la fin de l’histoire d’amour entre le GSHC et Igor Fedulov. Le vétéran helvético-russe quitte les Vernets après un bail de neuf ans. Il est imité par Olivier Keller qui décide, comme lui, de prendre la direction de Lausanne.
Malgré une saison moins bonne sur le plan sportif, l’engouement des Genevois pour leur Club est toujours aussi important : nombre d’abonnés et affluence moyenne en hausse.
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Saison 2009-2010
Les Vernets font en partie peau neuve pour la nouvelle saison forçant les Aigles à s’expatrier tout le mois de septembre. Sur la glace, les Grenat ont un nouveau visage dans les buts avec l’arrivée de Tobias Stephan. Par contre, la saison ne démarre qu’avec trois étrangers sous contrat pour la saison, ce qui a l’avantage de mettre en valeur les joueurs suisses.
Quelques bonnes surprises apparaissent ainsi dans l’effectif, notamment la deuxième ligne composée de Tony Salmelainen, Thomas Déruns et Paul Savary (11e saison en grenat). Les deux premiers nommés finiront en tête du classement des compteurs genevois, le premier en saison régulière et le second en Playoffs, obtenant également le titre de meilleur compteur des séries.
Lors de cette saison, les Aigles font encore mieux que deux ans auparavant. S’installant rapidement dans le haut du classement, ils luttent jusqu’aux ultime secondes de la saison pour la première place, n’échouant qu’à un petit point du bonheur.
En ¼ de finale de Playoffs, les Grenat viennent à bout d’accrocheurs Dragons fribourgeois après avoir été mené 3-1 dans la série. Puis ils éliminent Zoug en six matchs, en signant un carton pour la dernière rencontre de hockey disputé au Herti (2-7), la patinoire zougoise qui fermait définitivement ses portes.
En Finale, ils passent tout près de l’exploit en poussant Berne dans ses derniers retranchements. De nouveau mené 3-1 dans la série, les Genevois trouvent les ressources nécessaires pour obtenir le droit de disputer un septième match au cours duquel ils s’inclineront finalement, obtenant le neuvième titre de vice-champion LNA de l’histoire du Club, le second en trois saisons.
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